Travail 2026

Les systèmes qui rendent le travail possible

Chez INAIT, je relie infrastructure, DevOps, moyens techniques pour l’IA et la robotique, gouvernance opérationnelle et travail pratique nécessaire au fonctionnement d’une entreprise technologique.

D’ATLAS à INAIT

J’ai rejoint INAIT en décembre 2021 comme Senior DevOps Engineer & Corporate Infrastructure Manager. En août 2023, je suis devenu Lead IT Infrastructure. Ce travail s’appuie sur mon expérience en physique des particules et comme administrateur des systèmes TDAQ d’ATLAS : comprendre une charge de travail exigeante, les machines qui l’exécutent et les personnes qui dépendent des deux. Dans une entreprise technologique, cette responsabilité couvre la recherche, le développement logiciel, l’informatique du personnel et la coordination pratique nécessaire au fonctionnement quotidien.

Pièce 1SchémaSe lit de gauche à droite

Couches de responsabilité

Couches de responsabilitéLa questionUn scientifique, une équipe ou une entreprise a besoin que quelque chose fonctionneIdentité et accèsqui peut faire quoi,et comment on le saitCloud et réseauxtenants, VPN, serveurs,les locauxAutomatisationCI, infrastructure as code,builds reproductiblesExpérience développeuroutils, environnements,un support qui répondBudgets et gouvernancefournisseurs, licences,décisions, responsabilitéLes systèmesFiables, documentés, abordables et détenus par l’équipe après mon départChaque couche est une décision que quelqu’un doit assumer. Mon travail est de les assumer ensemble et de les laisser lisibles.

Cloud, personnes, logiciels et budgets sont des responsabilités liées. Je coordonne ces couches pour que chercheurs, développeurs et collègues disposent de systèmes fiables.

Une responsabilité au sein d’ATLAS

De 2016 à 2021, j’ai été administrateur des systèmes de déclenchement et d’acquisition de données (TDAQ) d’ATLAS au CERN, en parallèle de fonctions de recherche liées à l’Université d’Udine, à l’INFN et à l’ICTP. ATLAS dépend d’un environnement informatique qui soutient l’exploitation d’une grande expérience de physique des particules. L’administration de ces systèmes constituait une responsabilité professionnelle précise au sein de la collaboration.

L’article de 2020 Designing a New Infrastructure for ATLAS Online Web Services en donne un exemple concret. Je l’ai cosigné avec Sergio Ballestrero, Franco Brasolin, Diana Alessandra Scannicchio et Matthew Shaun Twomey. Il présente notre travail sur l’infrastructure des services web du système en ligne d’ATLAS. Cette combinaison de science expérimentale, d’ingénierie collective et de responsabilité opérationnelle constitue le socle de mon travail sur les infrastructures d’entreprise.

Pièce 2ChronologieLes points pleins sont mes jalons ; les points creux, le contexte dans lequel ils s’inscrivent

Recherche et direction opérationnelle

  1. 2016–2021Administrateur des systèmes TDAQ d’ATLASAu CERN, en parallèle de fonctions de recherche liées à Udine, à l’INFN et à l’ICTP.Source
  2. 2020Article sur l’infrastructure en ligne d’ATLASUn travail d’ingénierie documenté avec l’équipe.Source
  3. 2021LAPP · CNRS · ESCAPERecherche postdoctorale et calcul scientifique à Annecy.Source
  4. 12 / 2021Arrivée chez INAITSenior DevOps Engineer & Corporate Infrastructure Manager.
  5. 08 / 2023Lead IT InfrastructureInfrastructure, exploitation et coordination à l’échelle de l’entreprise.
  6. 2026Enseignement du calcul scientifiqueCERN School of Computing, Santiago.Source

Du calcul pour la recherche

Je gère des infrastructures de calcul dans le cloud et sur site, notamment des environnements Azure et les ressources utilisées pour l’apprentissage automatique et les traitements sur GPU. Avec les chercheurs et les développeurs, je précise les besoins de leurs logiciels en calcul, mémoire, stockage et connectivité, puis mets à disposition et maintiens l’environnement nécessaire. La capacité ne représente qu’une partie du problème. Un environnement utile demande aussi des accès définis, une configuration adaptée et un coût supportable pour l’entreprise. Je fournis l’infrastructure sur laquelle les équipes de recherche développent et exécutent leur travail.

Donner les moyens de travailler en IA et en robotique

Je soutiens la recherche et le développement en IA et en robotique en fournissant les ressources de calcul, les outils logiciels, les réseaux et les accès sécurisés nécessaires. Cela implique de coordonner les ressources GPU et d’apprentissage automatique avec les environnements de développement, ainsi que les besoins informatiques et matériels liés à l’activité du laboratoire. Avec les chercheurs et les développeurs, je transforme les exigences en configurations utilisables, résous les dépendances entre équipes et maintiens les systèmes de support opérationnels. Les expériences et le développement logiciel peuvent ainsi avancer dans un environnement fonctionnel, avec une personne responsable des questions d’infrastructure à mesure que le travail évolue.

L’infrastructure décrite par le code

J’utilise Terraform, Bicep et Puppet pour automatiser la mise à disposition des ressources et leur configuration. Décrire l’infrastructure par le code permet d’examiner sa construction et de conserver un historique de changements que d’autres peuvent suivre. Mon travail consiste à définir les ressources, gérer leur configuration et réduire les opérations manuelles nécessaires pour reproduire un environnement. Je m’occupe aussi de l’exploitation autour de cette automatisation : rechercher les causes d’un échec, garder des déploiements compréhensibles et veiller à ce qu’une configuration reste utile après sa première exécution réussie.

Des outils pour les développeurs

J’administre GitHub Enterprise et GitHub Actions, notamment les accès, les dépôts, les runners et les processus de construction et de livraison des logiciels. J’aide les équipes de développement à mettre en pratique la CI/CD et à résoudre les problèmes à la jonction du code, des identifiants et de l’infrastructure. J’apporte aussi mon soutien aux intégrations techniques entre services et organisations, y compris aux connexions par API. Je réunis les plateformes, l’automatisation, les accès et la coordination technique pour que les collègues puissent développer, tester et livrer leur travail dans un environnement qu’ils peuvent utiliser et comprendre.

Réseaux, identités et systèmes

J’administre des systèmes Linux et Windows ainsi que les réseaux qui permettent d’y accéder. Mes responsabilités couvrent les VPN FortiGate et le périmètre réseau, Microsoft Entra ID, la gestion des identités et des accès ainsi que la revue des droits. J’applique le principe du moindre privilège en adaptant les permissions au travail de chaque personne ou service. Ces sujets sont liés : un échec de connexion, un service inaccessible ou une liaison instable peuvent impliquer le poste, la configuration d’identité ou le réseau. Je travaille entre ces différentes couches pour résoudre le problème.

L’informatique du quotidien

Je prends en charge le travail informatique qui permet aux collègues de commencer, poursuivre et terminer leurs tâches : arrivées et départs, comptes, matériel, installation de logiciels et support technique. Je prépare les équipements, organise les accès nécessaires et recherche les causes des problèmes avec la personne concernée. Cela signifie souvent passer d’un environnement de recherche spécialisé à un problème courant de poste de travail dans la même journée. Les deux relèvent d’une même responsabilité : un compte manquant ou un ordinateur en panne peuvent bloquer le travail autant qu’une ressource de calcul indisponible.

Des responsabilités explicites

Je contribue aussi à la gouvernance de l’infrastructure et de l’informatique : expliciter les responsabilités, documenter le déroulement du travail et aider l’entreprise à prendre des décisions cohérentes sur les accès, les outils et les services. Je relie les exigences techniques aux budgets, aux besoins opérationnels et aux personnes responsables de la décision. Je documente l’approche convenue et accompagne sa mise en œuvre. Les collègues disposent ainsi d’un parcours plus clair entre une demande, une décision et un service opérationnel. Les raisons d’un choix restent également accessibles à la prochaine personne qui devra exploiter, revoir ou modifier le système.

Budgets, fournisseurs et contrats

Je gère les budgets d’infrastructure et d’informatique, examine les dépenses, compare les offres et négocie avec les fournisseurs de services et de licences logicielles. Je m’occupe des achats, rapproche les factures des prestations acquises et coordonne les aspects techniques et commerciaux des contrats avec les collègues concernés. Cela exige de comprendre la capacité demandée et son coût dans la durée. J’intègre ces questions dès le début des échanges techniques pour tenir compte de la mise en œuvre, du support, des renouvellements et du travail d’exploitation.

Des bureaux qui fonctionnent

Mon périmètre comprend aussi l’infrastructure des bureaux et la logistique opérationnelle. Je coordonne les réparations, les techniciens, les équipements et les interventions nécessaires au fonctionnement du lieu de travail. Il faut identifier le besoin, trouver le bon prestataire, organiser les accès et les horaires, puis vérifier que le problème est résolu. Cela demande le même suivi qu’un changement d’infrastructure : comprendre les dépendances, organiser l’intervention et permettre aux personnes concernées de reprendre leur travail.

Permettre à d’autres de prendre le relais

Je rédige des guides d’exploitation, documente les décisions et aide les collègues à comprendre les systèmes qu’ils utilisent. Ma formation scientifique est utile quand une conversation réunit chercheurs, développeurs et mathématiciens : je peux discuter du but d’un processus autant que de ses besoins informatiques. Je souhaite qu’une autre personne puisse comprendre ce qui a été construit, l’exploiter et savoir où chercher en cas de panne. C’est le fil conducteur de mon travail : concevoir le système, coordonner ce qui l’entoure et transmettre assez de connaissances pour que d’autres puissent continuer.

D’un ordinateur à un environnement partagé

Dans un article de 2021 cosigné avec Giovanni Guerrieri, j’ai étudié différentes façons de déployer les ressources pédagogiques ATLAS pour plusieurs utilisateurs. La proposition associait l’infrastructure définie par le code, les machines virtuelles, les conteneurs et les environnements Jupyter.

L’expérience des utilisateurs guidait la réflexion : comment une université peut-elle proposer un environnement d’analyse utilisable sans demander à chaque étudiant de résoudre seul le problème de l’installation ? Des instructions de déploiement reproductibles peuvent transmettre les connaissances des développeurs d’origine aux enseignants et aux administrateurs locaux.

Pièce 3RessourcesOuvrir la chose elle-même, pas une description

Pour aller plus loin

Sources et lectures complémentaires

  1. ATLAS : mes fonctions au CERN, à Udine, à l’INFN et à l’ICTP
  2. Infrastructure des services web en ligne d’ATLAS, 2020
  3. Déploiement multiutilisateur d’ATLAS Open Data, 2021
  4. LAPP/CNRS et ESCAPE : mon profil de 2021
  5. CERN School of Computing : programme et supports 2026